Transformation technologique : directive MiFiD 2


L’introduction de la législation MiFID[1] en 2007 et la crise financière mondiale qui a suivi un an plus tard ont désarçonné le monde et transformé les marchés financiers tels que nous les connaissions. Une fois la poussière retombée, ces événements clés se sont finalement traduits par une augmentation de la concurrence et une meilleure protection des consommateurs dans l’ensemble des services d’investissement. Avec le lancement de la directive MiFID 2 en janvier 2018, cette évolution connaît une nouvelle accélération, entraînant cette fois des changements d’ordre technologique et systémique pour l’ensemble du secteur financier.

Naviguer dans le paysage réglementaire

Ces défis d’ordre réglementaire concernent à présent un pan plus large de l’écosystème financier. Alors que la directive MiFID 1 avait modifié le marché des actions (equities), la directive MiFID 2 a pour but d’étendre cette législation à un éventail élargi d’actifs, parmi lesquels les titres à taux fixe, les produits dérivés et les matières premières. Lorsque la directive MiFID 2 sera appliquée, les entreprises devront non seulement conserver les données correspondant à chaque négociation et transaction, mais également les déclarer — en temps réel dans le cas des négociations. Toutes ces informations doivent pouvoir être accessibles à tout moment en cas de suspicion d’acte répréhensible.

Si, par le passé, les entreprises acheteuses (buy-side) pouvaient largement s’appuyer sur leurs courtiers pour assurer leur conformité, la directive MiFID 2 ne les exempte plus de l’obligation de déclaration, ce qui soulève de nouveaux défis côté « buy-side ». Certaines seront pour la première fois dans l’obligation de trouver leur chemin dans le méandre des réglementations.

Face à cette pression croissante, et à l’heure où 90 % des entreprises déclarent qu’elles seront exposées à un risque de non-conformité moyen, voire élevé, début 2018, nombreuses sont celles qui se tournent vers la technologie pour garantir leur transparence et se conformer à la nouvelle législation en vigueur. C’est dans ce contexte que débarquent les RegTechs[2], un ensemble de solutions et d’applications hébergées sur le cloud dont le rôle est d’aider le secteur financier dans les domaines de la surveillance réglementaire, du reporting et de la conformité. Ces outils ont pour mission de rationaliser et gérer des activités telles que la « meilleure exécution », la déclaration de négociations et de transactions, ou la conservation des données, pour n’en citer que quelques-unes.

Un extranet pour la route

Ainsi, les investissements consacrés aux RegTechs ont triplé au cours des cinq dernières années, un nombre croissant d’entreprises s’intéressant à ces technologies en amont de l’application de MiFID 2. Sur le plan logistique cependant, la prolifération de ces outils et plateformes implique de savoir connecter différentes interfaces API et de gérer le flux de données. Il s’agit d’une approche de type « one to many », où les données circulent entre une application RegTech et plusieurs clients, mais aussi simultanément, entre un client et plusieurs fournisseurs. Il peut s’agir de flux de marché, de places boursières ou de contreparties, ainsi que de plateformes RegTech.

Avec des données émanant de plusieurs sources et empruntant de multiples directions, les tâches ne manquent pas. L’adoption d’une approche basée sur un extranet peut aider les marchés financiers à tirer parti des services proposés par un certain nombre de fournisseurs avec une relative facilité, en modulant à la hausse ou à la baisse l’utilisation de telle ou telle application en fonction des attentes des entreprises.

Cette approche facilite sans nul doute la vie des entreprises, mais un extranet peut également accélérer la mise sur le marché. Par exemple, les entreprises non européennes qui sont présentes en Europe et doivent également se conformer à la directive MiFID peuvent se brancher sur un extranet en Europe pour se connecter immédiatement à des fournisseurs d’applications RegTech.

À la veille du lancement de la directive MiFID 2, les entreprises des marchés de capitaux doivent faire de la réglementation une priorité. À mesure que l’approche RegTech va trouver sa place au cœur des stratégies de conformité, un écosystème architecturé autour d’un extranet peut contribuer à simplifier un parcours qui s’annonce semé d’embûches.

Êtes-vous prêts à répondre aux exigences complexes de la directive MiFID 2 ? Pour le savoir, assistez au webinaire.

[1] Markets in Financial Instruments Directive

[2] Contraction de régulation et de technologie, ce néologisme désigne les technologies qui permettent aux institutions financières de gérer les contraintes règlementaires à moindre coût pour gagner en agilité.
https://www.usine-digitale.fr/editorial/oubliez-les-fintechs-voici-les-regtechs.N493964

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