Où en est le plan haut débit 2022 ?


La France doit procéder à une refonte importante en matière de connectivité avec une place en bas du tableau des champions mondiaux des débits Internet selon une étude publiée dans Business Insider. La promesse de la 5G semble encore lointaine. L’hexagone se situe en 37ème position, devancé par son homologue belge en 8ème place et par son voisin allemand en 24ème. Le gouvernement français s’est donné moins de 10 ans pour apporter une connexion à Internet très haut débit à tout le territoire français. Y parviendra t-il ? Des initiatives sont lancées mais le parcours est jonché d’obstacles.

Des inégalités entre les zones urbaines et rurales

Lancé en 2013, le Plan Très Haut Débit du Gouvernement a fixé comme objectif de couvrir plus de 90 % du territoire afin de faciliter l’accès au numérique des entreprises et des foyers.

L’objectif intermédiaire était d’atteindre une couverture de 50% du territoire en très haut débit d’ici fin 2017. Au 31 mars 2017, ce but était atteint : 51% du territoire avait un accès à haut débit[1]. Cependant, tous les territoires ne sont pas égaux face à l’accès à la connectivité : 66% de la population urbaine et seules 31% des zones rurales disposaient, aux derniers relevés, d’un accès à un Internet haut débit. Les zones les plus isolées sont encore loin de posséder une connexion de qualité suffisante pour bénéficier des avantages de la révolution numérique.

La nécessité de soutenir les ménages à plus faibles revenus

A l’heure où le Gouvernement en place tend à repositionner la France comme l’un des acteurs numériques majeurs sur la scène internationale, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé un nouvel effort de l’Etat en décembre dernier : une enveloppe de 100 millions d’euros qui permettra aux « ménages qui en auront besoin de recevoir un chèque numérique de 150 euros maximum », afin d’installer un équipement coûtant entre 200 et 400 euros.

Fibre optique : les acteurs télécoms ont du mal à s’entendre

Aujourd’hui, l’heure est à la conciliation entre les opérateurs télécoms. Le plan haut débit est pour le moment soutenu par deux acteurs majeurs : Orange et SFR. Tous deux se sont mis d’accord en novembre 2011 pour se répartir l’installation de la fibre optique au-delà des zones très denses (respectivement 90% et 10%). Ces dernières rassemblent les petites communes et campagnes qui représentent près de 40% de la population française. C’était sans compter le rachat de SFR depuis lors. Patrick Drahi, président d’Altice-SFR, souhaite à présent une parité du marché, arguant qu’Orange ne pourra pas atteindre ses objectifs d’ici 2020. Bouygues et Free sont aussi entrés dans la danse, voulant eux aussi leur part du gâteau. Tout cela a entrainé du retard dans la livraison de la fibre et sa couverture. En outre, ces échanges quant à la répartition du marché engendrent certaines lourdeurs qui ralentissent le déploiement de la fibre et par conséquent son accès aux Français.

Des zones blanches à endiguer

Autre volet majeur du plan Haut Débit : la couverture des « zones blanches ». L’Arcep, autorité de régulation des communications électroniques et des postes, a sommé les opérateurs d’accélérer leur couverture/raccordement. Ces derniers devront investir entre 3 et 4 milliards supplémentaires et déployer chacun 5 000 nouvelles zones de couverture d’ici 2022 (en 2G, 3G et surtout 4G). De nombreuses régions souffrent encore d’un accès trop limité à la téléphonie mobile. A titre d’exemple, en Seine Maritime entre 30 et 40 % des habitants patissent de l’absence d’accès à la 4G et à la téléphonie mobile. Dans un monde de plus en plus connecté, il devient indispensable pour les régions de proposer un accès haut débit à la mesure des usages et ce tant pour les citoyens que pour les entreprises. Les territoires doivent pouvoir tirer parti de l’attractivité offert par leur connectivité !

Quid de la 5G ?

Dans ce contexte de morcelage du territoire français en matière de télécoms, la promesse de la 5G semble lointaine. Et pourtant… l’Arcep a sélectionné neuf agglomérations pour tester la 5G. Ces villes pilotes (Bordeaux, Douai, Grenoble, Nantes, Le Havre, Lille, Lyon, Montpellier et Saint-Etienne) expérimenteront les équipements 5G avant le lancement officiel d’une couverture généralisée dès 2019. Le gendarme des télécoms a également imposé des retours d’expérience afin de conseiller au mieux les villes qui prendront leur suite. Certaines régions seront avantagées, dans une certaine mesure, car elles auront déjà leurs équipements en place. Les autres territoires pourront-ils rester compétitifs et prendre part au dynamisme français prôné à l’international ?

[1] Source : https://www.francethd.fr/le-plan-france-tres-haut-debit/qu-est-ce-que-le-plan-france-tres-haut-debit.html

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