Paris, le 30 juin 2026 – Une étude exclusive de Colt Technology Services révèle qu’une infrastructure numérique complexe met en péril près de 1 million d’euros par an de potentiel de croissance et d’innovation. Plus de 400 000 € sont en jeu chaque année en raison des retards et des modification causés par cette complexité, auxquels s’ajoutent 508 000 € supplémentaires immobilisés dans des initiatives d’innovation à l’arrêt. Ensemble, cela signifie que près d’un million d’euros de progression commerciale et de potentiel d’innovation sont freinés chaque année.
L’étude, présentée dans le rapport « The Cost of Complexity: why simplifying digital infrastructure accelerates enterprise growth », s’appuie sur les témoignages de dirigeants issus de 600 grandes organisations au Royaume‑Uni, en France, en Allemagne, aux Pays‑Bas et au Japon.
Les dirigeants interrogés signalent une accumulation de facteurs de complexité réseau avec la multiplication des fournisseurs (57 %), le maintien de systèmes hérités (48 %) et les exigences croissantes de sécurité et de conformité (36 %). Tout cela se traduit par des coûts internes en hausse, des projets qui ralentissent, des dépenses fournisseurs qui explosent, des retards dans la génération de revenus et une exposition accrue aux risques de sécurité et de conformité.
Impact sur les progrès de l'IA
L’adoption de l’intelligence artificielle marque le pas, en France comme à l’échelle mondiale, freinée par des infrastructures numériques trop complexes et fragmentées. Cependant, l’impact apparaît nettement plus marqué en France. Alors que, globalement, 60 % des dirigeants interrogés estiment que la complexité de leur infrastructure numérique freine l’exploitation à grande échelle du potentiel de l’IA, ce chiffre atteint 94 % en France, un niveau record et de loin le plus élevé observé dans l’étude.
De même, si deux tiers des entreprises à l’échelle globale (66 %) estiment avoir manqué des opportunités liées à l’IA, cette perception est encore plus répandue en France, où 74 % des organisations considèrent avoir laissé passer des opportunités, et où 86 % indiquent que la complexité de leur infrastructure a retardé leur capacité à adopter des technologies émergentes telles que l’IA Agentic.
Impact financier
Invités à mesurer l’impact financier de cette complexité, les entreprises consultées estiment qu’elle a fait peser environ 401 400 € sur leur activité au cours des douze derniers mois, en raison des retards accumulés dans l’avancement de leurs projets. La France figure parmi les pays les plus touchés, avec 429 000 € par organisation et par an, derrière le Royaume Uni (450 400 €) et l’Allemagne (445 400 €), mais devant le Japon (405 000 € / ¥75 800 000) et les Pays Bas (255 300 €). Dans le même temps, 57 % des entreprises dans le monde reconnaissent perdre des revenus chaque année faute d’une infrastructure numérique capable de suivre leurs ambitions.
Au cours des douze derniers mois, les grandes entreprises interrogées déclarent avoir vu 14 projets d’innovation rester à l’arrêt, en partie à cause de la complexité de leur infrastructure numérique, pour une valeur annuelle moyenne estimée à 508 000 €. La France se distingue une nouvelle fois avec un impact nettement supérieur : les organisations françaises évaluent la valeur de leurs initiatives bloquées à 753 000 €, l’un des niveaux les plus élevés de l’étude, devant le Royaume Uni (743 600 €), l’Allemagne (554 700 €), les Pays Bas (335 100 €) et le Japon (229 900 € / ¥39 288 800).
Au total en France, cela se traduit par une perte significative, avec environ 429 000 € par organisation chaque année. Les répercussions sont considérables : la complexité empêche 94 % des organisations de tirer pleinement parti des avantages de l’IA à grande échelle – le taux le plus élevé relevé dans l’étude –, ce qui souligne à quel point ces défis affectent profondément tant les performances actuelles que l’innovation future, et met en évidence l’impact potentiel de la simplification de l’infrastructure numérique sur la stimulation de la croissance.
Impact sur le temps
La complexité des infrastructures numériques ralentit désormais des opérations commerciales pourtant essentielles, qu’il s’agisse d’expansion ou de transformation, provoquant l’équivalent de sept semaines de retard au cours des douze derniers mois.
Au global, 91 % des entreprises indiquent que cette complexité a entraîné des retards dans l’adoption de technologies émergentes telles que les agents IA ; ce chiffre atteint 100 % au Japon, tandis qu’il est légèrement inférieur en France (86%), au Royaume-Uni (88 %) et en Allemagne (88 %). 93 % affirment que cette complexité a entraîné des retards dans l’intégration des fusions-acquisitions, 84 % dans l’expansion sur les marchés et 83 % dans le lancement de produits (vs 88% en France). Plus généralement, 56 % estiment que la complexité freine l’innovation, 44 % font état d’une augmentation des coûts opérationnels et 39 % affirment qu’elle empêche la croissance du chiffre d’affaires.
En France, la complexité des infrastructures numériques résulte d’une combinaison de facteurs, notamment la gestion de multiples fournisseurs (58 %), ainsi que des défis importants liés à la fragmentation des outils de gestion des services (41 %, un chiffre bien supérieur à la moyenne de l’enquête, qui s’établit à 34 %) et aux systèmes hérités (40 %). A cela s’ajoutent des exigences élevées en matière de sécurité et de conformité (37 %) ainsi que le défi constant d’assurer une interaction fluide entre des systèmes et des données toujours plus dispersés (30 %).
En France, cette complexité exerce une pression opérationnelle bien réelle. 44 % des dirigeants déclarent devoir multiplier les solutions manuelles de contournement et absorber une hausse des coûts, tandis que 32 % constatent un ralentissement des performances de leurs systèmes critiques et des retards lors des basculements ou reprises après incident.
Cette complexité fait peser une véritable pression opérationnelle. Finalement, elle crée des frictions à tous les niveaux et ralentit les avancées sur quasiment toutes les initiatives critiques.
Laura Farina, EVP – Enterprise Sales chez Colt Technology Services, souligne : « Beaucoup de réseaux d’entreprise ressemblent à des constructions LEGO assemblées au fil des ans et des générations. Ils sont compatibles en théorie, mais pas conçues pour former ensemble une structure propre et stable. Cette complexité a désormais un impact financier et opérationnel réel parmi les grandes entreprises que nous avons interrogées. Elle freine l’adoption de l’IA, ralentit l’activité et met en péril la croissance future. »
Principaux enseignements
Les organisations qui simplifient leur infrastructure numérique sont mieux positionnées pour améliorer leur performance financière et déployer l’IA à grande échelle avec succès. Atteindre cet objectif repose sur les fondations suivantes :
- La simplification doit être continue : la considérer comme un principe de conception permanent, et non comme un nettoyage ponctuel ;
- L’équilibre est essentiel : les organisations doivent simplifier les systèmes hérités tout en continuant d’innover et de se transformer en parallèle ;
- Éviter d’ajouter de la complexité : les nouveaux outils, plateformes et fournisseurs doivent réduire les frictions, et non créer de nouveaux silos ou couches supplémentaires ;
- Moderniser et retirer simultanément : remplacer ou consolider les systèmes hérités à mesure que de nouveaux sont introduits afin d’éviter leur accumulation ;
- Un soutien externe est souvent nécessaire : de nombreuses organisations recherchent une expertise externe en raison des craintes liées aux perturbations et aux dépendances complexes entre systèmes.
Laura Farina ajoute : « Colt aide les responsables IT à simplifier leur infrastructure numérique en supprimant les frictions au niveau même du réseau, grâce à une conception plus épurée, moins d’éléments en mouvement, de l’automatisation et une infrastructure conçue pour les exigences modernes telles que l’IA. Le résultat est des réseaux sécurisés, évolutifs et prêts à aider les entreprises à se développer, à être compétitives et à prospérer dans l’économie de l’IA. »
1 Ce chiffre correspond à la valeur annuelle moyenne estimée mise en jeu pour les entreprises en raison des retards causés par la complexité des infrastructures numériques. Il repose sur les retards ou les travaux de refonte signalés dans le cadre d’initiatives stratégiques telles que la pénétration d’un nouveau marché, l’intégration post-fusion-acquisition, le lancement de produits et de services, la migration des charges de travail, les exigences en matière de conformité ou de sécurité, ainsi que l’adoption de technologies émergentes telles que l’IA Agentic.
2 En utilisant un taux de change de 1 € = 184,6 à 184,7 ¥
Chiffres arrondis à la centaine la plus proche.
Dans le questionnaire, le terme « infrastructure numérique » désignait « les réseaux et la sécurité des réseaux, les communications unifiées et les plateformes cloud ».
Notes pour les rédacteurs
Méthodologie de l'étude
Coleman Parkes a interrogé 600 PDG, DSI, directeurs techniques et responsables informatiques au sein d'entreprises situées au Royaume-Uni (117 entreprises), en France (117), en Allemagne (116), aux Pays-Bas (100) et au Japon (150), comptant en moyenne 26 055 salariés. L'étude a été réalisée en février et mars 2026.




